07 février 2010
Bavoir bavure
Brave,
La force qui rend esclave,
La calomnie, la bave
Et la haine des crapauds.
Danse,
Dès que leur chant commence.
Ne perds pas ta cadence.
Ils crév'ront dans leur peau.
Ivre,
D'la liberté de vivre,
Continue de poursuivre
Tout c'qui te semble beau.
Charles Trenet.
Inquiétant, non ?
C'est ce qui était brodé (était, parce que je l'ai effacé à l'acide) sur le bavoir que T.R.U.C. a acheté chez Emmaüs. Un bavoir rose avec un petit escargot, en plus. Un tel ramassis de bons sentiments ne peut cacher qu'un accès violent de bontéite aigüe à complications optimistes et positives. Autant dire que la situation est grave.
D'ailleurs, le Dr Staline est pessimiste sur son cas. Il
préconise les remèdes habituels à tout déviant : goulag et internement en
hôpital psychiatrique (celui pour les dissidents et opposants politiques). Ah
oui, parce que j'ai oublié de préciser que ça s'accompagnait aussi de violentes
éruptions de plaques bleues à l'approche de quoi ou qui que ce soit de
communiste.
Si c'est incurable et que ce petit monstre devient normal, je l'abandonne attaché par une laisse à un poteau électrique, la nuit. Ou, au mieux, près d'une fourrière.
Surtout que le reste des paroles de la chanson qu'il écoutait en boucle est encore pire. Heureusement, j'ai fini par avoir la peau du disque (un vieux vinyl, en plus). Mais, c'est fou ce que c'est coriace les bons sentiments. En tout cas, je le laisse plus aller seul chez Emmaüs. C'est trop dangereux.
Chante,
La vie n'est pas méchante.
Et quand elle nous enchante
Il n'est rien de meilleur.
Songe,
Qu'il n'y a pas qu'des mensonges.
Un peu d'courage et plonge
Dans le fond de ton cœur.
Aime,
En donnant tout d'toi-même.
C'est là le vrai poème.
C'est là le vrai bonheur.
Et tout l'reste , c'est moi qui t'le dis,
N'est qu'chiqué, fabriqué, comédie,
Et tout l'reste, c'est moi qui t'le dis,
N'est qu'chiqué, fabriqué, comédie.
Rêve,
Et si tes nuits sont brèves
Quand le p'tit jour se lève,
Rêve encore, si tu veux.
Garde,
Pour ceux qui te regardent,
Au lieu d'une mine blafarde,
Un teint rose, c’est mieux.
Porte,
Ta joie de porte en porte
Et si tes amours mortes,
Parfois, t'font du chagrin,
T'en fais pas, car tu sais qu' demain,
Tu trouv'ras d'autres amours sur ton chemin.
T'en fais pas, car tu sais qu' demain,
Tu trouv'ras d'autres amours sur ton chemin.
Brave,
La force qui rend esclave,
La calomnie, la bave
Et la haine des crapauds.
Danse,
Dès que leur chant commence.
Ne perds pas ta cadence.
Ils crév'ront dans leur peau.
Ivre,
D'la liberté de vivre,
Continue de poursuivre
Tout c'qui te semble beau.
Et surtout, surtout n'fais pas fi
N'fais pas fi, fi d'ma philosophie.
Et surtout, surtout n'fais pas fi
N'fais pas fi, fi d'ma philosophie.
N'fais pas fi d'ma phi...
N'fais pas fi d'ma phi...
N'fais pas fi d'ma philosophie.
N'fais pas fi d'ma phi...
N'fais pas fi d'ma phi...
N'fais pas fi d'ma philosophie.
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